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Complication de grossesse : Oligoamnios, risques, causes et traitements

L’oligoamnios est une complication de la grossesse où le problème est qu’il y a trop peu de fluide amniotique. Le fluide amniotique est produit à partir de 12 à 14 jours après la conception, et se compose généralement d’eau provenant de la mère. A la 20e semaine de gestation, l’urine fœtale en devient le principal composant. Ce fluide est essentielle à la survie du bébé, car il offre une protection contre les coups et les sursauts, et aide aussi au développement des muscles, des poumons et de la trachée de l’œsophage.

L’indice de fluide amniotique (IFA) peut être mesuré grâce à des ultrasons, et s’il est inférieur à 5, on parle alors d’oligoamnios. Cela peut se produite à tout moment pendant la grossesse, mais intervient plus fréquemment lors du 3e trimestre.

Il existe plusieurs causes à l’oligoamnios. Parmi elles :

Une brèche dans le sac amniotique peut provoquer une fuite, et un diminution du niveau de fluide.

Des malformations de naissance, comme des problèmes aux reins ou du canal urinaire, peuvent entraîner des problèmes dans la production urinaire du fœtus, ce qui peut expliquer un niveau de fluide faible.

Un problème au niveau du placenta peut provoquer un mauvais relais du sang et des nutriments au bébé, ce qui réduit la production d’urine et donc le niveau du fluide amniotique.

Après 40 semaines de gestation, le placenta est arrivé à maturation, et est moins efficace pour faire passer les nutriments au bébé, ce qui diminue à la fois la production d’urine et le niveau du fluide amniotique. Les grossesses qui durent plus de 40 semaines sont plus susceptibles de souffrir de cette complication.

Les facteurs maternels comme la déshydratation, l’hypertension, la pré-éclampsie, l’hypoxie et le diabète peuvent aussi jouer un rôle dans l’apparition de l’oligoamnios.

Les risques associés à l’oligoamnios varient en fonction du stade de la grossesse. Si cette complication est détectée au premier trimestre, les risques sont plus élevés que si elle apparaît à un stade plus avancé. Un manque de fluide amniotique peut provoquer une compression des organes du fœtus et des malformations de naissance ainsi qu’un risque accru de fausse-couche ou de mort du nouveau né. Si la complication est détectée lors du second trimestre, elle peut provoquer des contraintes sur la croissance intra-utérine, une naissance prématurée, et une compression du cordon lors de la naissance.

Les traitements disponibles dépendent de la cause expliquant la baisse du niveau de fluide amniotique, ainsi que du stade de la grossesse pendant lequel est réalisé le diagnostique. Si la grossesse est proche du terme, le docteur peut décider de provoquer l’accouchement. Sinon, le docteur va probablement surveiller de près avec des ultrasons (pour vérifier le niveau de fluide et s’assurer qu’il ne tombe pas trop bas, ainsi que les mouvements du bébé et ses respirations), et pratiquer des tests de non stress, pour vérifier le niveau d’activité du bébé et son rythme cardiaque. Tant que le bébé continue de grandir, votre docteur continuera probablement à surveiller ce qu’il se passe, sans altérer le processus. Par contre si à un moment ou à un autre le bébé semble en danger, le docteur peut décider d’une naissance avant terme. SI l’oligoamnios résulte d’un diabète ou d’une hypertension, aucun effort ne doit être épargné pour contrôler la glycémie et la pression sanguine, car cela peut réduire le problème. Les études ont aussi montré qu’un grand volume de fluide (4 à 5 litres) administré oralement ou par intraveineuse permet aussi d’augmenter l’IFA, au moins temporairement. Pour finir, il existe une procédure appelée amnio-infusion, lors de laquelle on introduit du fluide par le biais d’un cathéter intra-utérin au moment de l’accouchement. Cela aide à rembourrer le cordon ombilical afin d’éviter d’autres complications survenant de sa compression. Cela peut aussi réduire le risque d’avoir recours à une césarienne.

L’oligoamnios peut faire peur au moment du diagnostic, mais la plupart des femmes qui sont passées par cette complication ont mis au monde de bébé en bonne santé. La surveillance accrue du fœtus permet souvent de rassurer la maman sur la bonne évolution du bébé et sur l’absence d’intervention lourde à prévoir. Si un problème nécessite de déclencher la naissance, essayez de garder en tête que les soins aux prématurés ont beaucoup progressé ses dernières années, et que les bébés nés prématurément bénéficient maintenant de soins leur assurant une bonne santé.

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Les mythes alimentaires les plus fréquents de la grossesse

Même si certains aliments et boissons sont clairement à exclure de la grossesse, vous serez surprise d’apprendre que d’autres sont sains, malgré ce que certain(e)s peuvent en dire.

Sushi :
Les inquiétudes se portent sur les hauts niveaux de mercure et la possibilité que le poisson cru contiennent des bactéries et des parasites qui posent un risque pour les femmes enceintes. L’absorption d’un grande dose de mercure est un vrai problème pour le développement du système nerveux du bébé, cependant, il existe beaucoup de sushis faits à base de poissons qui ne contiennent qu très peu de mercure, et qui sont considérés comme sans danger pendant la grossesse : le saumon, le crabe, et la truite, par exemple. Vous devez, par contre, éviter les sushis à base de poisson à forte teneur en mercure comme le maquereau ou le thon rouge.

L’autre partie du problème, c’est donc les bactéries contenues dans les poissons crus. Le risque d’infection alimentaire avec le poisson cru est minime, que vous soyez enceinte ou non. Cependant, les infections alimentaires sérieuses peuvent entraîner la déshydratation ou une fausse-couche. Certains sushi sont préparés avec des poissons cuits. Donc si vous avez peur, évitez les sushis crus et ne mangez que des sushis « cuits ». Le poisson cru est toutefois congelé dès la capture, ce qui tue toutes les bactéries et parasites potentiellement dangereux. Si vous aimez les sushis, aucune raison ne vous impose de ne pas en profiter (avec modération) pendant votre grossesse.

Caféine :
La caféine s’est fait une réputation de cause de fausse-couche et de naissance prématurée. Mais les études ne montrent aucune preuve tangible de ce fait. En 2008, deux études ont été réalisées sur ce sujet. La première (publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology) a démontré que les femmes qui consommaient plus de 200 mg de caféine par jour avaient deux fois plus de chance de faire une fausse-couche que les femmes qui n’en buvaient pas du tout. L’autre étude (publiée dans Epidemiology) a démontré que le risque de fausse-couche n’augmentait pas chez les femmes qui buvaient 200 à 350 mg de caféine par jour. Les résultats contradictoires de ces études appellent pour plus d’études sur le sujet, toutefois la plupart des experts s’accordent à dire que la caféine ne pose pas de danger tant qu’on la consomme avec modération. Des quantités modérées de caféine (150 mg à 300 mg) n’ont jamais été réellement prouvées comme nocives. Une tasse de café contient environ 200 mg. Donc si vous buvez du café le matin, vous pouvez continuer sans aucune crainte (mais évitez dans prendre cinq de plus dans la journée).

Sucres artificiels :
Les sucres artificiels sont très répandus dans les aliments « sans sucre », les aliments faibles en calorie et les sodas de régime. Certains croient que ces sucres artificiels peuvent engendrer des problèmes pour le bébé ou la grossesse, mais il n’existe toujours aucune preuve de ce fait. La recherche sur le sujet est limitée, cependant les experts s’accordent sur le fait que les sucres artificiels comme l’aspartame et la splenda sont sans danger pour une femme enceinte, avec modération. Il a été démontré que le sucre artificiel « Sweet n’ low » traverse le placenta. Ces effets sur le bébé ne sont pas connus, mais il vaut mieux l’éviter par précaution.

Une autre croyance concernant l’alimentation pendant la grossesse c’est que vous devez manger pour deux. La grossesse peut s’avérer fatigante, et elle requiert plus d’énergie (de calories). Mais cette énergie supplémentaire requise est en fait très faible. La plupart des femmes n’ont besoin que de 300 calories supplémentaires (en gros, une pomme et une verre de lait) par jour lors des deux premiers trimestres, et jusqu’à 500 calories de plus durant le troisième trimestre. Vous n’avez pas besoin de manger le double de ce que vous mangez normalement, et si c’était le cas, vous augmenteriez votre risque de prendre trop de poids, que vous aurez tout le mal du monde à perdre une fois le bébé né.

Tant que vous agissez avec modération, vous ne courrez aucun danger à manger des sushis, de boire de la caféine et de consommer des sucres artificiels. La modération est aussi la clé pour choisir ses plats quotidiens. Gardez en tête que vous n’avez pas besoin de beaucoup plus de calories que cela, et faites tout votre possible pour que ces calories soient ingérées sous la forme d’aliments riches en vitamines et en nutriments, appartenant à tous les groupes alimentaires.

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Les signes précoces de la grossesse

Vous avez essayé de concevoir ce mois-ci et vous êtes dans l’expectative ? Ou vous avez eu un rapport non protégé et vous êtes inquiète ? Quelle que soit votre situation, les deux semaines entre le moment de l’ovulation et le moment où le test de grossesse s’avère positif peuvent être une période très difficile à gérer. Certaines ne remarqueront pas les premiers signes jusqu’à ce que le test leur révèle la réalité, mais d’autres ressentiront les premiers symptômes dès la première ou la deuxième semaine après la conception.

Les symptômes précoces de la grossesse incluent :

Des seins plus gros ou plus sensibles : immédiatement après la conception, le niveau de progestérone commence à augmenter. Cela peut provoquer des gonflements et des irritations mammaires, et c’est souvent la première chose que les femmes remarquent.

La nausée, avec ou sans vomissement : environ 75 % des femmes passent par la nausée lors du premier trimestre. La plupart d’entre elles ne la remarqueront pas avant le test de grossesse positif, mais certaines ressentent la nausée même avant. En fait, dans le cas où vous seriez enceinte de jumeaux, ou plus, vous serez plus à même de souffrir de nausée très rapidement car les niveaux d’hormones augmentent encore plus vite.

Besoin d’uriner fréquent : Encore une fois, un signe induit par les changements hormonaux

Des répulsions alimentaires ou des fringales : beaucoup de femmes auront des répulsions alimentaires pendant la grossesse, surtout si elles ressentent déjà la nausée de grossesse. Les fringales peuvent aussi se manifester tout au long de la grossesse.

Fatigue : avec la nausée, c’est l’un des signes précoces les plus fréquents de la grossesse. Elle résulte d’un niveau plus élevé de progestérone ainsi que du travail supplémentaire pour votre corps qui doit maintenant faire grandir une nouvelle vie humaine.

Vertiges : très tôt pendant la grossesse, les vaisseaux sanguins se dilatent, ce qui fait chuter votre pression sanguine. Vous pouvez de fait avoir des vertiges ou des moments de trouble. Une glycémie faible peut aussi entraîner des vertiges dès les premiers moments de la grossesse.

Constipation : l’augmentation de la progestérone fait ralentir le système digestif, provoquant une constipation. Le fer contenu dans les vitamines prénatales peut aggraver ce symptôme.

Maux de tête : la soudaine augmentation des niveaux hormonaux pendant les premiers temps de la grossesse peuvent provoquer des migraines.

Troubles émotionnels : les hormones, encore elles, qui affluent au début de la grossesse vont vous rendre particulièrement émotive. Vous vous mettrez à pleurer alors que normalement, vous ne le feriez pas. Ou vous aurez des sautes d’humeur : heureuse comme un ange au paradis, et soudain aussi irritée et en colère qu’une démon en enfer.

Un feeling : beaucoup de femmes disent se sentir enceinte sans vraiment savoir comment l’expliquer.

Saignement d’implantation : une petite quantité de sang peut s’échapper par le vagin lorsque l’œuf fécondé se fixe à la membrane utérine. Ce saignement est souvent en avance, d’une couleur plus claire, plus liquide et plus bref que les règles normales. Il est parfois accompagné de crampes abdominales. La plupart des femmes ne l’ont pas, mais si c’est votre cas, c’est un signe qui indique très probablement une grossesse.

Une augmentation de la température basale : vous ne la remarquerez que si vous prenez votre température tous les jours, comme méthode de détecter votre ovulation. La progestérone fait augmenter la température corporelle basale après l’ovulation. La température restera élevée si vous êtes enceinte. Si vous n’êtes pas enceinte, elle retombera un peu avant vos règles.

Malheureusement, tous ces signes ou symptômes peuvent avoir des causes différentes, donc même si vous en remarquez un ou plusieurs d’entre eux, il se peut que vous ne soyez pas enceinte. Il est aussi possible que vous soyez enceinte sans ressentir le moindre symptôme. Toutefois, si vous en ressentez plusieurs, il serait temps de passer un test de grossesse pour en avoir le cœur net. Si c’est une bonne nouvelle, rendez-vous chez le médecin pour commencer tout de suite les soins prénataux.

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Gérer la nausée de grossesse

La nausée affecte au moins 75 % des femmes enceintes lors du premier trimestre. Elle intervient généralement vers la 4 ou 6e semaine de gestation, et se termine vers la 14e semaine ; toutefois, quelques âmes en peine peuvent se retrouver avec une nausée qui dure tout le temps de leur grossesse. La cause de la nausée de grossesse n’est pas officiellement démontrée. Cependant, une théorie raisonnable l’explique par les modifications hormonales : augmentation des niveaux d’estrogènes et de l’hormone gonadotrophine chorionique (HCG) ou des mouvements ralentis de l’appareil digestif.

Même si la nausée et les vomissement sont déplaisants, sources d’inconfort et de fatigue, ils ne font courir aucun risque au bébé. Cependant, si vous avez des vomissements sévères qui rendent impossible une alimentation ou une hydratation correcte, si vous perdez du poids ou si vous urinez de moins en moins ou que vous démontrez des symptômes de déshydratation, il est préférable de consulter votre médecin. Dans tous les autres cas, la gestion de votre nausée peut se faire sans danger à votre domicile.

Modifiez la manière dont vous mangez :
Mangez moins et plus fréquemment. Beaucoup de femmes supportent moins la nausée lorsqu’elles ont très faim ou qu’elles ont beaucoup mangées, donc essayez de rester loin des extrêmes. Mangez de petites quantités dès que vous avez faim, et évitez les gros repas ou les graisses. Évitez les aliments qui accentuent votre nausée.

Fluides :
Il est important de bien s’hydrater spécialement si vous avez des vomissements. Essayez de consommer des boissons claires, amères et gazéifiées comme 7UP, Sprite, Canada dry ou des limonades. Prenez des petites gorgées au lieu de boire toute la canette d’un coup.

Évitez les odeurs fortes :
Beaucoup de femmes sont très sensibles aux odeurs pendant la grossesse. Les parfums, les produits chimiques, les produits de nettoyage, le café, la nourriture, la fumée, les couches… tout ça peut aggraver la nausée. Il est impossible de toute éviter, mais on peut toujours essayer de se préserver au maximum. Demandez à votre mari de changer les couches quand il est à la maison. Vous pouvez manger dehors au lieu de la cafétéria ou du café, pour éviter les odeurs fortes. Évitez les lieux où il est permis de fumer.

Évitez tous les déclencheurs de nausée :
Même si les déclencheurs varient en fonction des femmes, certains sont plus ou moins répandus et incluent : la chaleur et l’humidité, le mouvement, le sport excessif, la fatigue, et se brosser les dents. Essayez de rester en intérieur pendant les heures les plus chaudes de la journée. Demandez à vous asseoir dans les sièges avant de la voiture ou du bus et regardez droit devant vous. Changez doucement de positions (de couchée à assise, d’assise à debout). Ne vous surmenez pas au sport. Dormez beaucoup. Essayez d’utiliser du dentifrice pour enfant, car les parfums sont parfois plus estompés.

Médicaments :
Si les modifications de style de vie décrit plus haut ne vous aident pas à contrôler votre nausée, il existe plusieurs médicaments qui peuvent être efficaces et sans danger pendant la grossesse.

La Vitamine B6 aurait la propriété de réduire la nausée mais pas les vomissements. La B6 est incluse dans vos vitamines prénatales, mais il est probablement sans danger d’augmenter la dose. Demandez à votre médecin.

La Doxylamine est un antihistaminique que l’ont trouve dans des pilules pour dormir vendues sans ordonnance, et qui est efficace pour diminuer les vomissements. Beaucoup de femmes prennent de la B6 et de doxylamine ensemble.

La Diphenhydramine et la meclizine sont d’autres antihistaminiques qui peuvent être utilisées pour vous aider à gérer la nausée. Elles sont sans danger mais peuvent entraîner une somnolence.

Phenergan, Reglan, et Zofran sont des médicaments sous prescription qui sont sans danger pendant la grossesse et qui peuvent être efficaces pour soigner la nausée et les vomissements de la grossesse.

Faites de votre mieux pour manger plusieurs aliments équilibrés en petites quantité dans la journée, consommez plein de liquides en petite quantité, et évitez tous les déclencheurs. Si vous continuez à avoir la nausée, parlez-en avec votre médecin et évoquez l’idée d’un médicament avec ou sans ordonnance.

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Les dépistages prénatal

Beaucoup de dépistages prénatal sont disponibles, et il est important de savoir ce que chaque procédure de test implique, leurs risques (s’il y en a), le but du test, et comment les résultats peuvent avoir un impact sur vos décisions et les soins médicaux de votre grossesse.
Le premier test de dépistage est généralement le test de grossesse, qui s’effectue par un test urinaire directement à la maison. Le test mesure le niveau d’hormone HCG (hormone gonadotrophine chorionique), que le corps d’une femme enceinte produit. Le niveau d’hormone augmente dans votre sang et vos urines tout au long du premier trimestre. Un résultat positif vous enverra probablement chez votre docteur pour le début des soins de grossesse.
Lors de votre première consultation prénatale, différents tests de dépistages sont effectuées. Ils sont tous considérés comme des tests de routine, donc il vous sera peut-être demandé si vous voulez les faire et vous devriez vous faire expliquer ce que l’on cherche à tester. N’hésitez sur aucune question ! Il vaut mieux avoir l’air bête en posant une question que de le rester sans la poser.

● Un test de niveau de la HCG, qui quantifiera le niveau d’hormone sous la fomre d’un chiffre (contrairement à un test de grossesse maison qui ne fait que dire Positif ou Négatif). Votre médecin pourra vous donner la progression (depuis quand vous êtes enceinte) de la grossesse grâce à ce chiffre.
● Votre facteur Rh sera testé. S’il est négatif, vous recevrez une injection avant l’accouchement pour empêcher votre corps de fabriquer des anticorps qui pourraient attaquer le Rh positif du bébé si vos sangs se mélangent.
● Votre immunité à la rubéole sera déterminée. La rubéole est une infection virale sans danger pour la personne affectée, mais dans le cas d’une grossesse, elle peut s’avérer très dangereuse pour le bébé. La plupart des gens sont vaccinés dès l’enfance, toutefois.
● Certains docteurs pratiqueront aussi un test VIH, et sur plusieurs MST. Si vous avez le VIH, votre grossesse sera traitée très différemment. Il vous sera conseillé de commencer un traitement anti rétrovirus, pour diminuer le risque de transmettre l’infection pendant la grossesse. Un accouchement par césarienne sera programmé, pour éviter une transmission pendant l’accouchement. Il vous sera aussi conseillé de ne pas allaiter, pour ne pas transmettre le virus après la naissance. La plupart du temps, il s’agit d’un test optionnel, toutefois, les résultats peuvent grandement impacter votre grossesse, donc il est très important de faire le test si vous avez le moindre doute.
● Analyse d’urine : certains docteurs le font à chaque visite, alors que d’autres le font au début, puis attendent le troisième trimestre. C’est un simple test urinaire qui cherche une infection de la vessie ou des reins, la présence de protéine dans les urines (qui est un symptôme de la pré-éclampsie si associé avec une hypertension et un œdème), et la présence de glucose dans les urines, indiquant possiblement un diabète gestationnel.
● Examen du vagin : le docteur vérifiera le col de l’utérus et l’utérus, en taille et souplesse. Si vous devez faire un frottis, il se fera à ce moment là. Est aussi pratiqué un test de dépistage de MST comme les papillomavirus, la gonorrhée et la chlamydia, afin de les traiter au plus vite.

Le dépistage de la trisomie (21 et 18) au premier trimestre devient la norme, mais il est optionnel. Il se fait soit sous la forme d’imagerie médicale, soit en laboratoire. La partie d’imagerie médicale est tout simplement une échographie très technique nommée Clarté nucale, mesure l’épaisseur et le fluide autour du cou du bébé. Un niveau de fluide élevé est associé avec une malformation chromosomique. La partie en laboratoire recherche la HCG et une autre hormone appelée PAPP-A.; des valeurs anormalement hautes, ou basses, indiquent souvent une malformation chromosomique. Ces deux facteurs combinés à l’âge de la mère sont utilisés pour déterminer le risque global. Toutefois, ils ne déterminent pas si le bébé est réellement atteint, mais plutôt d’établir une probabilité.  Une chance de 1/100 à 1/300 est considérée comme un test positif, qui peut nécessiter une séance de conseil génétique ou un test de diagnostique plus invasif. Si d’autres tests (comme la choriocentèse ou l’amniocentèse)   peuvent déterminer si le bébé est réellement atteint, les options sont ensuite de se préparer à accueillir un enfant nécessitant des soins et une attention spéciale, ou de mettre fin volontairement à la grossesse. Certaines femmes choisissent de ne pas faire le test du premier trimestre. D’autres veulent se sentir prêtes, donc elles font le test. Si vous pensez que vous mettrez fin à la grossesse dans le cas d’une malformation génétique, il vaut mieux faire le test, et ne pas avoir à attendre plus. Le test du premier trimestre se passe généralement entre la 11ème et la 13ème semaine.

Le quadruple test est un test sanguin qui évalue les niveaux de quatre hormones lors du second trimestre (16-18 semaines): hCG, qui est produite par le placenta, AFP (alpha-fœtprotéine) qui est produite par le fœtus, l’estriole qui est produite à partir de l’œstrogène du placenta et du fœtus, et l’inhibine A, qui est produite par les ovaires et le placenta. Des niveaux élevés d’AFP peuvent indiquer une malformation du tube neural ou spina bifida. Des niveaux bas d’AFP, combinés à des niveaux normaux d’hCG et d’estriole, peuvent indiquer une trisomie ou une autre maladie génétique. Comme pour le test de dépistage du premier trimestre, le quadruple test ne fait pas de diagnostique, il aide simplement à identifier les bébés avec un risque élevé pour certaines maladies, et dans ce cas là d’autres tests sont nécessaires.

Les échographies anatomiques externes sont aussi fréquentes pendant le second trimestre (18-22 semaines). Leur but est de regarder chaque organe en détail, pour identifier les problèmes qui peuvent nécessiter une intervention immédiate. Le cap des 20 semaines est idéal pour cet examen, car les organes sont presque tous développés, mais le bébé n’est pas trop replié, et sa peau est encore transparente, facilitant l’observation. Beaucoup de couples choisissent de savoir le sexe du bébé lors de ce même test.

Un test de tolérance au glucose est effectué entre les 24ème et 28ème semaines, et implique de boire une boisson très sucrée puis de faire un test, une heure plus tard, sur le taux de glycémie dans le sang. Si votre glycémie est normale, pas de problème pour vous. Si elle est élevée, vous avez peut-être développé un diabète gestationnel, mais ce n’est pas toujours le cas. Vous devrez donc faire un test de glycémie à trois heure, en jeunant une nuit, faites une prise de sang à jeun, buvez une boisson sucrée, puis refaites des prises de sang après une, deux, puis trois heures pour tester à chaque fois l’évolution de votre glycémie. Si vous êtes diagnostiqué avec un diabète gestationnel, vous devrez modifier vos habitudes alimentaires et sportives, surveiller votre niveau de glycémie à la maison, et probablement prendre des médicaments.  Gardez le contrôle sur votre glycémie, c’est très important pour le développement et la croissance de votre bébé.

Test de streptocoques du groupe B : Les streptocoques du groupe B sont des bactéries très présentes que l’on trouve souvent dans le vagin de beaucoup de femmes. Il est sans danger pour la femme, mais peut s’avérer dangereux pour le bébé pendant l’accouchement, et causer de graves infections. Les femmes ayant été dépistées positives doivent prendre un antibiotique par intraveineuse pendant le travail, pour éviter toute transmission. Ce test se fait simplement par frotti vaginal et rectal, vers la 36ème semaine de grossesse.

Il est important de comprendre pourquoi ces tests sont pratiqués, et comment, afin que vous puissiez prendre des décisions éduquées. Si vous avez des questions sur ces tests et leurs résultats, surtout n’hésitez pas à demander à votre médecin !

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La prise de poids de grossesse

Beaucoup de femmes ont déjà peur de leur balance en temps normal, alors les pesées mensuelles, bimensuelles ou hebdomadaires chez le docteur peuvent s’avérer difficiles à vivre, surtout quand le chiffre ne cesse d’augmenter. Toutefois, la prise de poids de grossesse ets une bonne chose, nécessaire. En moyenne, les femmes prennent entre 11 et 16 kg quand elles sont enceintes d’un seul bébé. Cependant, ce chiffre peut varier en fonction du poids avant la grossesse et de l’IMC.
L’IMC (Indice de masse corporelle) est le ratio de votre taille comparé à votre poids, et peut être utilisé comme une mesure générale de votre composition corporelle. Sa limite reste qu’il ne permet pas de déterminer si votre poids est constitué en majorité de graisse ou de muscles. Il existe plusieurs graphiques et calculateurs d’IMC disponibles sur internet, mais en fait il est assez simple de calculer par soi-même. Prenez votre poids en kg, et divisez-le par votre taille en m au carré.
Si votre IMC est inférieure à 18,5, vous êtes considérée comme en sous-poids, et il est recommandé de prendre entre 13 et 18 kg pendant votre grossesse.
Si votre IMC est entre 18,5 et 25, vous êtes considérée comme ayant le ratio idéal pour votre poids, et vous devriez prendre entre 11 et 16 kg.
Si votre IMC est entre 25 et 29, vous êtes considérée en surpoids et vous ne devriez prendre qu’entre 7 et 11 kg.
Si votre IMC est supérieure à 29, vous êtes considérée comme obèse, et devez limiter la prise de poids entre 6 et 9 kg.
Si vous êtes enceinte de plusieurs bébés, votre prise de poids idéale devrait être plus élevée.
Cependant la masse musculaire et d’autres facteurs peuvent être pris en compte, donc il est préférable de vérifier quelle devrait être votre prise de poids idéale avec votre docteur.
Même si 11 à 16 kg vous semble beaucoup, il n’est pas nécessaire de se goinfrer de glaces et de chips pour y arriver.
● Les calories sont le facteur le plus important déterminant le poids de naissance et la prise de poids maternel. La plupart des femmes n’ont pas besoin d’augmenter leur consommation calorique jusqu’au second trimestre, durant lequel 340 calories supplémentaires par jour sont nécessaires, chiffre passant à 450 au troisième trimestre.
● Protéine : la recommandation est de 1,1 g/kg/j, ce qui est légèrement supérieur aux femmes non enceinte (0.8 g/kg/j)
● Glucides : la recommandation est de 175 g/j (130 g/j pour les femmes non enceinte)
● Graisse : l’apport d’acides gras polyinsaturés semble avoir un effet positif sur le développement neural, alors que les acides gras trans semblent avoir des effets inverses sur le développement du fœtus.
Faites votre mieux pour manger des aliments variés en quantité modérée et dans tous les groupes alimentaires. Il sera plus confortable pour certaines femmes de manger 5 à 6 petits repas par jour, plutôt que 2 ou 3 gros repas, mais tant que vous consommez suffisamment de calories provenant d’aliments sains, votre état nutritionnel devrait suffit à assurer une bonne santé au bébé.

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Créer un plan d’accouchement

L’accouchement est forcément l’aboutissement des 9 mois de grossesse, et surtout le début de la parentalité, donc il semble naturel que vous vouliez que tout se passe parfaitement. Cependant, l’accouchement peut s’avérer très imprévisible, et il est important de comprendre l’impossibilité à ce que tout se passe parfaitement comme vous l’aviez prévu. Par exemple, vous pouvez créer un plan d’accouchement naturel par voix basse, et il se peut que tout se passe comme vous le vouliez. Mais si le bébé est en danger, le docteur peut être forcé de pratiquer une césarienne pour le sortir aussi rapidement que possible, tant pour sa santé que pour la votre. Les docteurs étudient pendant des années, et sont formés à accoucher des bébés de la manière la plus sûre possible, donc leur expertise et recommandations médicales doivent avoir la priorité, même si elles vont à l’encontre de votre plan d’accouchement. Ainsi, il est important de se sentir à l’aise avec votre docteur et, au final, d’avoir confiance en son jugement.
Un plan d’accouchement peut toutefois s’avérer un outil très efficace pour vous guider lors de ce jour fatidique. Beaucoup de femmes se sentent plus calmes et plus préparées si elles ont déjà une idée de comment les choses vont se passer.
Les aspects de l’accouchement qui sont relativement dans votre marge de contrôle sont les suivants. Vous devriez les faire savoir à votre famille et vos amis.
● Qui va assister à l’accouchement (le cas échéant) ?
● Ce dont vous avez besoin/ce que vous voulez amener avec vous à l’hôpital ?
● A quel moment allez vous vous rendre à l’hôpital ? Voulez-vous y aller le plus vite possible ou voulez-vous passer une partie du travail à la maison avec vos proches ? Votre docteur vous a-t-il donné des instructions spécifiques (ex: contractions toutes les 5 minutes pendant au moins une heure) sur quand vous rendre à l’hôpital ? Avez-vous un numéro de téléphone disponible 24h sur 24 que vous pouvez appeler en cas d’incertitude ?
● Qui voulez-vous à vos côtés dans la salle de travail puis dans la salle d’accouchement ? (certains hôpitaux limitent le nombre de gens autorisés.)
● Voulez-vous que votre famille et vos amis soient dans la salle d’attente pendant que vous êtes en travail, ou préférez-vous qu’ils attendent à la maison et qu’ils viennent vous voir une fois que tout sera fini ?
● Etes-vous d’accord pour avoir des visites juste après l’accouchement, ou préférez-vous passer un petit moment toute seule avec le bébé et vos proches ?
● Voulez-vous faire une vidéo de l’accouchement ? Et si oui, voulez-vous spécifiez des choses à ne pas filmer ?
● Etes-vous d’accord pour que des étudiants en médecine ou apprenties infirmières soient dans la salle ?
● Voulez-vous écouter une musique ou regarder un DVD spécial pendant le travail ?
● Une fois que le bébé est naît, prévoyez-vous de l’allaiter au lais maternel ou au lait artificiel ? Voulez-vous qu’il reste avec vous pendant la nuit ou préférez-vous qu’il aille dans la nurserie ?
Vous devriez avoir une idées sur les choses suivantes, en sachant qu’il se peut qu’elles s’avèrent impossibles :
● Voulez-vous une anesthésie ? Une péridurale ? Seulement du Tylenol?
● Si vous ne voulez pas d’anesthésie, comment surmonterez-vous la douleur ? En marchant ? En essayant différentes positions ? Par des techniques de relaxation et de respiration ? Si vous prévoyez de procéder de cette manière, des cours d’accouchement naturel vous serez bénéfiques.
● Qui doit couper le cordon ombilical ?
● Qui doit vous dire si c’est un garçon ou une fille ? Voulez-vous le savoir par vous-même ?
● Voulez-vous prendre le bébé en main tout de suite, ou voulez-vous qu’on le lave avant ?

Il est important de garder en tête que vous pouvez changer d’avis sur l’anesthésie pendant votre travail, et il n’y a ni honte ni mal à cela. Si la santé du bébé est en jeu, il sera sûrement pris en charge avant que vous puissiez le prendre dans vos bras. Ainsi, il faut que vous restiez ouverte d’esprit lorsque vous concoctez votre plan, car la nature a le sien.

Certaines préférences médicales peuvent être inclues dans votre plan, ou vous pouvez laissez le docteur s’en occuper :
● Etes-vous d’accord pour une épisiotomie si votre docteur la recommande ?
● Etes-vous d’accord pour un accouchement assisté (ex: forceps)?
● Etes-vous d’accord pour utiliser des médicaments pour accélérer le travail ?
● Etes-vous d’accord pour être raccordée en permanence à des moniteurs qui mesurent vos contractions et le rythme cardiaque du bébé, ou préférez-vous marcher librement ? (Si vous recevez une péridurale, vous serez très probablement clouée au lit.)
● Parlez avec votre docteur de son avis sur le fait de provoquer l’accouchement, et envisagez ou non d’y avoir recours. Certains docteurs autorisent l’induction d’accouchement dès la 38ème semaine, alors que d’autres attendent la 40 ou 41ème, à moins qu’il existe une raison médicale de le faire plus tôt (ex: pré-éclampsie, stress du fœtus ou restriction de croissance intra-utérine.) Beaucoup de docteurs demandent une induction si le travail ne commence pas d’ici aux 41 ou 42 ème semaines, pour plusieurs raisons : le bébé va avoir ses premières selles avant la naissance, ce qui peut provoquer des problèmes respiratoires pour le bébé car il va les respirer dans le fluide amniotique. Le placenta commence à se détériorer, diminuant l’apport nutritionnel au bébé. Les niveaux de fluide amniotique deviennent trop bas. Les bébés nés après terme sont aussi plus gros, augmentant le risque d’avoir recours à une césarienne, ou de casser un os au bébé (en général la clavicule).

Prévoir, et savoir à quoi s’attendre peut grandement améliorer votre confiance et vous aider à vous relaxer le jour de l’accouchement. Toutefois, rien ne sert de tout tellement prévoir au millimètre près, pour s’avérer complètement dévaster si un petit pépin vient changer votre plan, ou que vous soyez amenée à insister pour que la plan soit respecté au détriment de la santé du bébé. Donc lorsque vous faites votre plan, concentrez-vous sur les aspects qui sont dans votre contrôle raisonnable et soyez souple sur le reste !

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Test de dépistage invasif du fœtus

Si vous recevez des résultats anormaux lors des tests de dépistage du premier ou second trimestre, votre docteur peut vous recommander de consulter un généticien, qui sera capable de vous aider à comprendre ce que signifient vos résultats, la meilleure manière d’établir un diagnostic précis, les procédures que ce diagnostic impliquent, les risques aussi, et quelles sont vos options une fois que le diagnostic est établi. Les deux tests de dépistage invasifs le plus fréquents sont l’amniocentèse et le prélèvement de villosités chorioniques (chorionic villus).
L’amniocentèse peut détecter des maladies chromosomiques comme la Trisomie 21, les malformations du tube neural comme la spina bifida, et d’autres maladies génétiques comme la mucoviscidose (fibrose kystique) et la maladie de Tay Sachs. L’ADN obtenu de l’amniocentèse peut aussi être comparé à celui du père, pour établir un test de paternité. Le test est généralement effectué entre la 14ème et la 20ème semaine, même s’il n’y aucune restriction à l’effectuer plus tôt ou plus tard en fonction de la raison du dépistage. La procédure implique d’insérer une longue, mais très fine, aiguille à travers l’abdomen et la paroi utérine pour prélever une petite quantité de fluide amniotique. Le fluide contient des cellules du fœtus et est envoyé au labo pour analyse. La procédure se fait intégralement grâce à une écographie, afin de minimiser le risque de toucher le fœtus ou le placenta avec l’aiguille. Ce test et très pratiqué et donc très sûr, cependant, il peut augmenter très légèrement le risque de fausse couche si une infection se développe dans l’utérus, que le travail commence, ou que la membrane se rompt prématurément. Le risque est très documenté, et se situe entre 1 cas sur 200 et 1 cas sur 400 en fonction du laboratoire. Les effets secondaires les plus répandus sont des crampes légères et de petites pertes de fluide amniotique dan les 24 heures suivantes.
Le prélèvement de villosités chorioniques peut aussi détecter des maladies génétiques et chromosomiques, ainsi que permettre d’établir la paternité. Il ne peut pas, cependant, tester les malformations du tube neural. Ce test est généralement effectué plus tôt qu’une amniocentèse (entre la 10ème et la 14ème semaine) chez les femmes qui comportent un risque élevé de maladie génétique ou chromosomique, en fonction de leur âge, leur origine ethnique ou leur histoire médicale familiale, ainsi que chez les femmes qui ont eu des résultats de test anormaux lors du premier trimestre. La procédure implique le prélèvement de cellules de villosités chorioniques dans le placenta. Ces cellules contiennent le même ADN que le fœtus, et peuvent être analysés pour déterminer si le fœtus est affecté par des anomalies génétiques ou chromosomiques. La manière la plus fréquente d’obtenir ces cellules est de guider un petit cathéter à travers le col de l’utérus, sous la surveillance d’une écographie. Toutefois, l’aiguille peut aussi être guidée à travers la paroi abdominale et dans le placenta, ce qui est recommandé pour les femmes avec des fibromes utérins ou l’utérus rétroversé (basculé). Comme l’amniocentèse, c’est un test très sûr et très fréquent, mais comporte un risque de fausse couche, dans 1 cas pour 100. Il n’est pas recommandé aux femmes ayant une infection sexuellement transmissible, celles enceintes de plusieurs bébés, ou celles qui ont des saignements vaginaux pendant leur grossesse. Les effets secondaires incluent une infection, de pertes et des crampes.
Les tests invasifs sont relativement sûrs mais comportent un très léger risque de fausse couche. Il est important de discuter de ces procédures avec votre médecin avant de décider si vous voulez les pratiquer ou non. Vous devriez prendre en compte les risques, les bénéfices potentiels, et vos options éventuelles si vous obtenez un résultat positif. L’information que vous allez apprendre de ce test changera-t-elle votre décision ou votre suivi médical ? Si vous n’êtes pas sûre, même après avoir discuté avec votre médecin, envisagez de prendre un rendez-vous avec un généticien, qui sera peut-être capable de vous éclairer. C’est un choix difficile, où entrent en jeu le diagnostic potentiel, vos valeurs, et vos expériences de vie. Mais au final, c’est vous qui devez faire ce choix.

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La nutrition pendant le premier trimestre

Idéalement, l’état nutritionnel devrait être équilibré avant même la conception, ce qui permet de mettre en place toutes les modifications nécessaires et les habitudes d’alimentation saines d’être bien ancrées avant la grossesse. La vérification d’avant conception peut aussi inclure une discussion sur l’état de vos immunités, des suppléments en vitamines et minéraux (vitamines prénatales), de l’historique des menstruations, des grossesses précédentes, de la santé générale et du poids, des maladies et traitements, de la consommation de la caféine, l’alcool, le tabac et autres drogues.

Les organes principaux commencent tous à se former dès le premier trimestre, donc un environnement sain dès le début de la grossesse est critique pour le développement du bébé. Voici une présentation rapide de la formation des organes :

• 4 semaines : le placenta et le sac amniotique commencent à se former
• 5 semaines : le tube neural se forme, il deviendra par la suite la colonne vertébrale, les nerfs et les vertèbres. Le cœur et le système circulatoire commencent à se former.
• 6 semaines : le cœur bat à 100 – 160 coups par minute, le nez, la bouche et les oreilles commencent à se former, les intestins se développent, le cerveau, les muscles et les os commencent tous à se former.
• 7 semaines : le foie a commencé à fabriquer des cellules sanguines, l’appendice et le pancréas sont formés, les mains et les pieds se développent
• 8 semaines : les doigts et les orteils se forment
• 9 semaines : le cœur se divise en 4 chambres, les yeux sont formés, le placenta prend en charge la fabrication d’hormone
• 10 semaines : les reins sont formés

Comme le développement des organes vitaux commence presque immédiatement, il est crucial de prendre des vitamines prénatales contenant entre 0,4 et 0,8 mg d’acide folique et de manger équilibré dès la période de préconception.

• Les calories sont le facteur le plus important pour le poids à la naissance. La plupart des femmes n’ont pas besoin d’augmenter leur consommation de calories avant le second trimestre, lorsque 340 calories supplémentaires par jour sont requises, et de même, 450 calories supplémentaires pour le troisième trimestre.
• Protéine : la recommandation est de 1,1 g par kg par jour, ce qui est légèrement supérieur aux femmes non enceinte (0,8g/kg/jour)
• Glucide : est recommandé 175g/jour (130g/jour pour les femmes non enceinte)
• Graisse : un apport en acides gras poly-insaturés semble avoir un effet positif sur le développement neural, alors que les acides trans semblent avoir l’effet inverse sur le développement du fœtus.
• Vitamines : assurez-vous de prendre des vitamines prénatales qui contiennent de l’acide folique (vitamine C). Pour une liste des micro nutriments et leurs rôles dans la grossesse, consultez l’article sur les suppléments vitaminés pendant la grossesse.
• Mercure : que l’on trouve dans certains poissons. Les femmes enceintes doivent éviter de manger du requin, espadon, ou les autres poissons riches en mercure. La crevette, le saumon et le thon (sauf le thon rouge) sont des poissons faibles en mercure et contiennent des graisses saines, vous pouvez en consommer deux fois par semaine.
• Caféine : 200 mg ou moins par jour est préconisé. La quantité de caféine varie selon les marques de soda, de café, de thé et de chocolat. Le café (24 cl) contient environ 100 à 250 mg. Le soda (35 cl) contient environ 50 mg. Le thé (24 cl) environ 35 mg. Le chocolat varie beaucoup, mais peut aller jusqu’à 25 mg par portion.
• Les sucres artificiels : il n’y a aucune preuve montrant une augmentation des risques de déformation à la naissance.
• Cuisson et manipulation : il est généralement recommandé de ne pas manger de viande, poisson ou œuf cru ou mal cuit. La seule exception est les sushi. Une congélation correcte du poisson cru élimine les parasites et bactéries dans leur majorité, donc les sushis sont considérés comme sans danger.
• Restrictions : il peut s’avérer difficile pour les femmes végétariennes, pour celles qui ne peuvent pas digérer certains aliments ou celles qui ont des allergies, d’obtenir des acides aminés, du fer, des minéraux, des vitamines et du calcium en quantité adéquate pour le développement fœtal. Il faut consulter un diététicien pour maximiser la santé de la mère et du fœtus.

En général, les femmes qui mangent trois repas par jour contenant des légumes, fruits, céréales entières, des produits laitier à faible teneur en graisse, et des protéines animales, ont un apport nutritionnel adéquat. Par contraste, les femmes qui sautent des repas ou consomment beaucoup de bonbons, soda, gâteaux et chips sont plus à risque de déficiences dans certains domaines.

Même si les exigences en termes de calories augmentent bien pendant la grossesse, l’augmentation est très légère. De la même manière, les femmes enceintes doivent prendre du poids, mais si la prise n’est pas importante.

• IMC < 18,5 (sous poids) : gain 12 – 18 kilos
• IMC 18,5 – 24,5 (poids normal) : gain 11 – 16 kilos
• IMC 25 – 29,9 (sur poids) : gain 7 – 11 kilos
• IMC > 30 (obèse) : gain : 5 – 9 kilos

IMC est l’acronyme de « Indice de masse corporelle », et vous pouvez le calculer avec la formule suivante :
Poids en Kg /(taille en mètre)²

En conclusion, une nutrition adaptée doit être mise en route avant la grossesse et continuer lors de la période post natale. Les petites augmentations en calories, protéine et glucides sont préconisées et devraient provenir de sources d’aliments et de nutritions diversifiées. Une quantité modérée de prix de poids doit avoir lieu pendant la grossesse, et doit être basée sur le poids pré grossesse.

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Comment la santé dentaire affecte la grossesse

Il y a une période dans la vie où se brosser les dents ne fait pas que du bien à votre haleine. C’est la grossesse ! Potentiellement l’un des aspects les plus éludés de la grossesse, la santé de vos dents et de vos gencives joue un rôle clé dans votre santé globale lors de la grossesse. Gardez en tête que les chercheurs continuent à analyser des données sur l’effet d’une mauvaise hygiène dentaire sur la grossesse, mais lorsque vous prenez en compte tout ce qui a déjà été découvert, vous comprendrez que vous brossez les dents prend une toute autre importance.

Quand les dents sont négligés, des bactéries dans et sur les gencives vont commencer à s’accumuler. Avec le temps, les bactéries finissent par infecter des zones que vous n’imaginez pas, pas seulement les dents, mais aussi votre réserve de sang. En allant s’installer profondément dans vos gencives, les bactéries libèrent des toxines pour briser la chaire et l’émail des dents en créant des cavités et des infections. Lorsque ces infections se développent, la maladie parodontale peut intervenir, sous différentes formes.

Peut importe comment elles arrivent, ces bactéries peuvent ensuite voyager facilement dans votre corps et déclencher des inflammations dans d’autres endroits une fois qu’elles ont eu accès aux réserves de sang de votre corps, juste sous les gencives.
Pour l’homme, les recherches ont tissé un lien entre une mauvaise hygiène orale et un risque de crise cardiaque et d’attaque. Chez la femme enceinte, le lien a connecté un plus grand taux de naissance prématurée, de pré-éclampsie (une forme de complication d’hypertension sanguine) et un faible poids à la naissance avec les infections parodontales. Ce que l’ont pense, c’est que par le biais de ce processus d’inflammation, ces bactéries déclenchent des « irritations » dans tout le corps allant jusque dans votre utérus, vos veines et votre bébé.

Il est facile de négliger vos gencives lorsque vous êtes enceinte, spécialement quand vous envisagez l’augmentation des réserves de sang, qui les rendent plus propices aux saignements lors des brossages. Il est normal que cela arrive, mais vous ne devez pas pour autant vous écarter de votre routine matinale. Si tous ces saignements vous donnent la nausée, essayez d’attendre un peu après le réveil ou d’avoir mangé pour vous brosser les dents, afin d’habituer votre corps aux vagues de nausée matinale avant d’ajouter la brosse à dent dans l’action. Une fois que vous avez surmonté le défi des nausées matinales, souvenez-vous d’utiliser une brosse à dent très souple, et de l’utiliser de manière douce. Le fil dentaire est aussi très important, donc faites de votre mieux pour l’utiliser tous les jours et vous brosser les dents au moins deux fois par jour.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, faites un bilan avec votre dentiste tous les six mois, et faites des efforts supplémentaires lorsque vous êtes enceinte. Si vous en êtes encore au début de votre grossesse, assurez-vous que votre dentiste sache que vous pouvez refuser les radios pendant vos visites. Si la radio est vraiment nécessaire, protégez votre ventre avec un revêtement de plomb, pour protéger votre bébé des rayons X.

Ce qui se cache dans votre bouche peut sembler être un problème mineur, jusqu’à ce que ces envahisseurs microscopiques trouvent un moyen de vous compliquer la vie, et potentiellement votre grossesse. Prévenir maintenant les problèmes de gencives peut signifier une grossesse plus saine et un bébé plus robuste.