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Les dépistages prénatal

Beaucoup de dépistages prénatal sont disponibles, et il est important de savoir ce que chaque procédure de test implique, leurs risques (s’il y en a), le but du test, et comment les résultats peuvent avoir un impact sur vos décisions et les soins médicaux de votre grossesse.
Le premier test de dépistage est généralement le test de grossesse, qui s’effectue par un test urinaire directement à la maison. Le test mesure le niveau d’hormone HCG (hormone gonadotrophine chorionique), que le corps d’une femme enceinte produit. Le niveau d’hormone augmente dans votre sang et vos urines tout au long du premier trimestre. Un résultat positif vous enverra probablement chez votre docteur pour le début des soins de grossesse.
Lors de votre première consultation prénatale, différents tests de dépistages sont effectuées. Ils sont tous considérés comme des tests de routine, donc il vous sera peut-être demandé si vous voulez les faire et vous devriez vous faire expliquer ce que l’on cherche à tester. N’hésitez sur aucune question ! Il vaut mieux avoir l’air bête en posant une question que de le rester sans la poser.

● Un test de niveau de la HCG, qui quantifiera le niveau d’hormone sous la fomre d’un chiffre (contrairement à un test de grossesse maison qui ne fait que dire Positif ou Négatif). Votre médecin pourra vous donner la progression (depuis quand vous êtes enceinte) de la grossesse grâce à ce chiffre.
● Votre facteur Rh sera testé. S’il est négatif, vous recevrez une injection avant l’accouchement pour empêcher votre corps de fabriquer des anticorps qui pourraient attaquer le Rh positif du bébé si vos sangs se mélangent.
● Votre immunité à la rubéole sera déterminée. La rubéole est une infection virale sans danger pour la personne affectée, mais dans le cas d’une grossesse, elle peut s’avérer très dangereuse pour le bébé. La plupart des gens sont vaccinés dès l’enfance, toutefois.
● Certains docteurs pratiqueront aussi un test VIH, et sur plusieurs MST. Si vous avez le VIH, votre grossesse sera traitée très différemment. Il vous sera conseillé de commencer un traitement anti rétrovirus, pour diminuer le risque de transmettre l’infection pendant la grossesse. Un accouchement par césarienne sera programmé, pour éviter une transmission pendant l’accouchement. Il vous sera aussi conseillé de ne pas allaiter, pour ne pas transmettre le virus après la naissance. La plupart du temps, il s’agit d’un test optionnel, toutefois, les résultats peuvent grandement impacter votre grossesse, donc il est très important de faire le test si vous avez le moindre doute.
● Analyse d’urine : certains docteurs le font à chaque visite, alors que d’autres le font au début, puis attendent le troisième trimestre. C’est un simple test urinaire qui cherche une infection de la vessie ou des reins, la présence de protéine dans les urines (qui est un symptôme de la pré-éclampsie si associé avec une hypertension et un œdème), et la présence de glucose dans les urines, indiquant possiblement un diabète gestationnel.
● Examen du vagin : le docteur vérifiera le col de l’utérus et l’utérus, en taille et souplesse. Si vous devez faire un frottis, il se fera à ce moment là. Est aussi pratiqué un test de dépistage de MST comme les papillomavirus, la gonorrhée et la chlamydia, afin de les traiter au plus vite.

Le dépistage de la trisomie (21 et 18) au premier trimestre devient la norme, mais il est optionnel. Il se fait soit sous la forme d’imagerie médicale, soit en laboratoire. La partie d’imagerie médicale est tout simplement une échographie très technique nommée Clarté nucale, mesure l’épaisseur et le fluide autour du cou du bébé. Un niveau de fluide élevé est associé avec une malformation chromosomique. La partie en laboratoire recherche la HCG et une autre hormone appelée PAPP-A.; des valeurs anormalement hautes, ou basses, indiquent souvent une malformation chromosomique. Ces deux facteurs combinés à l’âge de la mère sont utilisés pour déterminer le risque global. Toutefois, ils ne déterminent pas si le bébé est réellement atteint, mais plutôt d’établir une probabilité.  Une chance de 1/100 à 1/300 est considérée comme un test positif, qui peut nécessiter une séance de conseil génétique ou un test de diagnostique plus invasif. Si d’autres tests (comme la choriocentèse ou l’amniocentèse)   peuvent déterminer si le bébé est réellement atteint, les options sont ensuite de se préparer à accueillir un enfant nécessitant des soins et une attention spéciale, ou de mettre fin volontairement à la grossesse. Certaines femmes choisissent de ne pas faire le test du premier trimestre. D’autres veulent se sentir prêtes, donc elles font le test. Si vous pensez que vous mettrez fin à la grossesse dans le cas d’une malformation génétique, il vaut mieux faire le test, et ne pas avoir à attendre plus. Le test du premier trimestre se passe généralement entre la 11ème et la 13ème semaine.

Le quadruple test est un test sanguin qui évalue les niveaux de quatre hormones lors du second trimestre (16-18 semaines): hCG, qui est produite par le placenta, AFP (alpha-fœtprotéine) qui est produite par le fœtus, l’estriole qui est produite à partir de l’œstrogène du placenta et du fœtus, et l’inhibine A, qui est produite par les ovaires et le placenta. Des niveaux élevés d’AFP peuvent indiquer une malformation du tube neural ou spina bifida. Des niveaux bas d’AFP, combinés à des niveaux normaux d’hCG et d’estriole, peuvent indiquer une trisomie ou une autre maladie génétique. Comme pour le test de dépistage du premier trimestre, le quadruple test ne fait pas de diagnostique, il aide simplement à identifier les bébés avec un risque élevé pour certaines maladies, et dans ce cas là d’autres tests sont nécessaires.

Les échographies anatomiques externes sont aussi fréquentes pendant le second trimestre (18-22 semaines). Leur but est de regarder chaque organe en détail, pour identifier les problèmes qui peuvent nécessiter une intervention immédiate. Le cap des 20 semaines est idéal pour cet examen, car les organes sont presque tous développés, mais le bébé n’est pas trop replié, et sa peau est encore transparente, facilitant l’observation. Beaucoup de couples choisissent de savoir le sexe du bébé lors de ce même test.

Un test de tolérance au glucose est effectué entre les 24ème et 28ème semaines, et implique de boire une boisson très sucrée puis de faire un test, une heure plus tard, sur le taux de glycémie dans le sang. Si votre glycémie est normale, pas de problème pour vous. Si elle est élevée, vous avez peut-être développé un diabète gestationnel, mais ce n’est pas toujours le cas. Vous devrez donc faire un test de glycémie à trois heure, en jeunant une nuit, faites une prise de sang à jeun, buvez une boisson sucrée, puis refaites des prises de sang après une, deux, puis trois heures pour tester à chaque fois l’évolution de votre glycémie. Si vous êtes diagnostiqué avec un diabète gestationnel, vous devrez modifier vos habitudes alimentaires et sportives, surveiller votre niveau de glycémie à la maison, et probablement prendre des médicaments.  Gardez le contrôle sur votre glycémie, c’est très important pour le développement et la croissance de votre bébé.

Test de streptocoques du groupe B : Les streptocoques du groupe B sont des bactéries très présentes que l’on trouve souvent dans le vagin de beaucoup de femmes. Il est sans danger pour la femme, mais peut s’avérer dangereux pour le bébé pendant l’accouchement, et causer de graves infections. Les femmes ayant été dépistées positives doivent prendre un antibiotique par intraveineuse pendant le travail, pour éviter toute transmission. Ce test se fait simplement par frotti vaginal et rectal, vers la 36ème semaine de grossesse.

Il est important de comprendre pourquoi ces tests sont pratiqués, et comment, afin que vous puissiez prendre des décisions éduquées. Si vous avez des questions sur ces tests et leurs résultats, surtout n’hésitez pas à demander à votre médecin !

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La prise de poids de grossesse

Beaucoup de femmes ont déjà peur de leur balance en temps normal, alors les pesées mensuelles, bimensuelles ou hebdomadaires chez le docteur peuvent s’avérer difficiles à vivre, surtout quand le chiffre ne cesse d’augmenter. Toutefois, la prise de poids de grossesse ets une bonne chose, nécessaire. En moyenne, les femmes prennent entre 11 et 16 kg quand elles sont enceintes d’un seul bébé. Cependant, ce chiffre peut varier en fonction du poids avant la grossesse et de l’IMC.
L’IMC (Indice de masse corporelle) est le ratio de votre taille comparé à votre poids, et peut être utilisé comme une mesure générale de votre composition corporelle. Sa limite reste qu’il ne permet pas de déterminer si votre poids est constitué en majorité de graisse ou de muscles. Il existe plusieurs graphiques et calculateurs d’IMC disponibles sur internet, mais en fait il est assez simple de calculer par soi-même. Prenez votre poids en kg, et divisez-le par votre taille en m au carré.
Si votre IMC est inférieure à 18,5, vous êtes considérée comme en sous-poids, et il est recommandé de prendre entre 13 et 18 kg pendant votre grossesse.
Si votre IMC est entre 18,5 et 25, vous êtes considérée comme ayant le ratio idéal pour votre poids, et vous devriez prendre entre 11 et 16 kg.
Si votre IMC est entre 25 et 29, vous êtes considérée en surpoids et vous ne devriez prendre qu’entre 7 et 11 kg.
Si votre IMC est supérieure à 29, vous êtes considérée comme obèse, et devez limiter la prise de poids entre 6 et 9 kg.
Si vous êtes enceinte de plusieurs bébés, votre prise de poids idéale devrait être plus élevée.
Cependant la masse musculaire et d’autres facteurs peuvent être pris en compte, donc il est préférable de vérifier quelle devrait être votre prise de poids idéale avec votre docteur.
Même si 11 à 16 kg vous semble beaucoup, il n’est pas nécessaire de se goinfrer de glaces et de chips pour y arriver.
● Les calories sont le facteur le plus important déterminant le poids de naissance et la prise de poids maternel. La plupart des femmes n’ont pas besoin d’augmenter leur consommation calorique jusqu’au second trimestre, durant lequel 340 calories supplémentaires par jour sont nécessaires, chiffre passant à 450 au troisième trimestre.
● Protéine : la recommandation est de 1,1 g/kg/j, ce qui est légèrement supérieur aux femmes non enceinte (0.8 g/kg/j)
● Glucides : la recommandation est de 175 g/j (130 g/j pour les femmes non enceinte)
● Graisse : l’apport d’acides gras polyinsaturés semble avoir un effet positif sur le développement neural, alors que les acides gras trans semblent avoir des effets inverses sur le développement du fœtus.
Faites votre mieux pour manger des aliments variés en quantité modérée et dans tous les groupes alimentaires. Il sera plus confortable pour certaines femmes de manger 5 à 6 petits repas par jour, plutôt que 2 ou 3 gros repas, mais tant que vous consommez suffisamment de calories provenant d’aliments sains, votre état nutritionnel devrait suffit à assurer une bonne santé au bébé.

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Créer un plan d’accouchement

L’accouchement est forcément l’aboutissement des 9 mois de grossesse, et surtout le début de la parentalité, donc il semble naturel que vous vouliez que tout se passe parfaitement. Cependant, l’accouchement peut s’avérer très imprévisible, et il est important de comprendre l’impossibilité à ce que tout se passe parfaitement comme vous l’aviez prévu. Par exemple, vous pouvez créer un plan d’accouchement naturel par voix basse, et il se peut que tout se passe comme vous le vouliez. Mais si le bébé est en danger, le docteur peut être forcé de pratiquer une césarienne pour le sortir aussi rapidement que possible, tant pour sa santé que pour la votre. Les docteurs étudient pendant des années, et sont formés à accoucher des bébés de la manière la plus sûre possible, donc leur expertise et recommandations médicales doivent avoir la priorité, même si elles vont à l’encontre de votre plan d’accouchement. Ainsi, il est important de se sentir à l’aise avec votre docteur et, au final, d’avoir confiance en son jugement.
Un plan d’accouchement peut toutefois s’avérer un outil très efficace pour vous guider lors de ce jour fatidique. Beaucoup de femmes se sentent plus calmes et plus préparées si elles ont déjà une idée de comment les choses vont se passer.
Les aspects de l’accouchement qui sont relativement dans votre marge de contrôle sont les suivants. Vous devriez les faire savoir à votre famille et vos amis.
● Qui va assister à l’accouchement (le cas échéant) ?
● Ce dont vous avez besoin/ce que vous voulez amener avec vous à l’hôpital ?
● A quel moment allez vous vous rendre à l’hôpital ? Voulez-vous y aller le plus vite possible ou voulez-vous passer une partie du travail à la maison avec vos proches ? Votre docteur vous a-t-il donné des instructions spécifiques (ex: contractions toutes les 5 minutes pendant au moins une heure) sur quand vous rendre à l’hôpital ? Avez-vous un numéro de téléphone disponible 24h sur 24 que vous pouvez appeler en cas d’incertitude ?
● Qui voulez-vous à vos côtés dans la salle de travail puis dans la salle d’accouchement ? (certains hôpitaux limitent le nombre de gens autorisés.)
● Voulez-vous que votre famille et vos amis soient dans la salle d’attente pendant que vous êtes en travail, ou préférez-vous qu’ils attendent à la maison et qu’ils viennent vous voir une fois que tout sera fini ?
● Etes-vous d’accord pour avoir des visites juste après l’accouchement, ou préférez-vous passer un petit moment toute seule avec le bébé et vos proches ?
● Voulez-vous faire une vidéo de l’accouchement ? Et si oui, voulez-vous spécifiez des choses à ne pas filmer ?
● Etes-vous d’accord pour que des étudiants en médecine ou apprenties infirmières soient dans la salle ?
● Voulez-vous écouter une musique ou regarder un DVD spécial pendant le travail ?
● Une fois que le bébé est naît, prévoyez-vous de l’allaiter au lais maternel ou au lait artificiel ? Voulez-vous qu’il reste avec vous pendant la nuit ou préférez-vous qu’il aille dans la nurserie ?
Vous devriez avoir une idées sur les choses suivantes, en sachant qu’il se peut qu’elles s’avèrent impossibles :
● Voulez-vous une anesthésie ? Une péridurale ? Seulement du Tylenol?
● Si vous ne voulez pas d’anesthésie, comment surmonterez-vous la douleur ? En marchant ? En essayant différentes positions ? Par des techniques de relaxation et de respiration ? Si vous prévoyez de procéder de cette manière, des cours d’accouchement naturel vous serez bénéfiques.
● Qui doit couper le cordon ombilical ?
● Qui doit vous dire si c’est un garçon ou une fille ? Voulez-vous le savoir par vous-même ?
● Voulez-vous prendre le bébé en main tout de suite, ou voulez-vous qu’on le lave avant ?

Il est important de garder en tête que vous pouvez changer d’avis sur l’anesthésie pendant votre travail, et il n’y a ni honte ni mal à cela. Si la santé du bébé est en jeu, il sera sûrement pris en charge avant que vous puissiez le prendre dans vos bras. Ainsi, il faut que vous restiez ouverte d’esprit lorsque vous concoctez votre plan, car la nature a le sien.

Certaines préférences médicales peuvent être inclues dans votre plan, ou vous pouvez laissez le docteur s’en occuper :
● Etes-vous d’accord pour une épisiotomie si votre docteur la recommande ?
● Etes-vous d’accord pour un accouchement assisté (ex: forceps)?
● Etes-vous d’accord pour utiliser des médicaments pour accélérer le travail ?
● Etes-vous d’accord pour être raccordée en permanence à des moniteurs qui mesurent vos contractions et le rythme cardiaque du bébé, ou préférez-vous marcher librement ? (Si vous recevez une péridurale, vous serez très probablement clouée au lit.)
● Parlez avec votre docteur de son avis sur le fait de provoquer l’accouchement, et envisagez ou non d’y avoir recours. Certains docteurs autorisent l’induction d’accouchement dès la 38ème semaine, alors que d’autres attendent la 40 ou 41ème, à moins qu’il existe une raison médicale de le faire plus tôt (ex: pré-éclampsie, stress du fœtus ou restriction de croissance intra-utérine.) Beaucoup de docteurs demandent une induction si le travail ne commence pas d’ici aux 41 ou 42 ème semaines, pour plusieurs raisons : le bébé va avoir ses premières selles avant la naissance, ce qui peut provoquer des problèmes respiratoires pour le bébé car il va les respirer dans le fluide amniotique. Le placenta commence à se détériorer, diminuant l’apport nutritionnel au bébé. Les niveaux de fluide amniotique deviennent trop bas. Les bébés nés après terme sont aussi plus gros, augmentant le risque d’avoir recours à une césarienne, ou de casser un os au bébé (en général la clavicule).

Prévoir, et savoir à quoi s’attendre peut grandement améliorer votre confiance et vous aider à vous relaxer le jour de l’accouchement. Toutefois, rien ne sert de tout tellement prévoir au millimètre près, pour s’avérer complètement dévaster si un petit pépin vient changer votre plan, ou que vous soyez amenée à insister pour que la plan soit respecté au détriment de la santé du bébé. Donc lorsque vous faites votre plan, concentrez-vous sur les aspects qui sont dans votre contrôle raisonnable et soyez souple sur le reste !

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Test de dépistage invasif du fœtus

Si vous recevez des résultats anormaux lors des tests de dépistage du premier ou second trimestre, votre docteur peut vous recommander de consulter un généticien, qui sera capable de vous aider à comprendre ce que signifient vos résultats, la meilleure manière d’établir un diagnostic précis, les procédures que ce diagnostic impliquent, les risques aussi, et quelles sont vos options une fois que le diagnostic est établi. Les deux tests de dépistage invasifs le plus fréquents sont l’amniocentèse et le prélèvement de villosités chorioniques (chorionic villus).
L’amniocentèse peut détecter des maladies chromosomiques comme la Trisomie 21, les malformations du tube neural comme la spina bifida, et d’autres maladies génétiques comme la mucoviscidose (fibrose kystique) et la maladie de Tay Sachs. L’ADN obtenu de l’amniocentèse peut aussi être comparé à celui du père, pour établir un test de paternité. Le test est généralement effectué entre la 14ème et la 20ème semaine, même s’il n’y aucune restriction à l’effectuer plus tôt ou plus tard en fonction de la raison du dépistage. La procédure implique d’insérer une longue, mais très fine, aiguille à travers l’abdomen et la paroi utérine pour prélever une petite quantité de fluide amniotique. Le fluide contient des cellules du fœtus et est envoyé au labo pour analyse. La procédure se fait intégralement grâce à une écographie, afin de minimiser le risque de toucher le fœtus ou le placenta avec l’aiguille. Ce test et très pratiqué et donc très sûr, cependant, il peut augmenter très légèrement le risque de fausse couche si une infection se développe dans l’utérus, que le travail commence, ou que la membrane se rompt prématurément. Le risque est très documenté, et se situe entre 1 cas sur 200 et 1 cas sur 400 en fonction du laboratoire. Les effets secondaires les plus répandus sont des crampes légères et de petites pertes de fluide amniotique dan les 24 heures suivantes.
Le prélèvement de villosités chorioniques peut aussi détecter des maladies génétiques et chromosomiques, ainsi que permettre d’établir la paternité. Il ne peut pas, cependant, tester les malformations du tube neural. Ce test est généralement effectué plus tôt qu’une amniocentèse (entre la 10ème et la 14ème semaine) chez les femmes qui comportent un risque élevé de maladie génétique ou chromosomique, en fonction de leur âge, leur origine ethnique ou leur histoire médicale familiale, ainsi que chez les femmes qui ont eu des résultats de test anormaux lors du premier trimestre. La procédure implique le prélèvement de cellules de villosités chorioniques dans le placenta. Ces cellules contiennent le même ADN que le fœtus, et peuvent être analysés pour déterminer si le fœtus est affecté par des anomalies génétiques ou chromosomiques. La manière la plus fréquente d’obtenir ces cellules est de guider un petit cathéter à travers le col de l’utérus, sous la surveillance d’une écographie. Toutefois, l’aiguille peut aussi être guidée à travers la paroi abdominale et dans le placenta, ce qui est recommandé pour les femmes avec des fibromes utérins ou l’utérus rétroversé (basculé). Comme l’amniocentèse, c’est un test très sûr et très fréquent, mais comporte un risque de fausse couche, dans 1 cas pour 100. Il n’est pas recommandé aux femmes ayant une infection sexuellement transmissible, celles enceintes de plusieurs bébés, ou celles qui ont des saignements vaginaux pendant leur grossesse. Les effets secondaires incluent une infection, de pertes et des crampes.
Les tests invasifs sont relativement sûrs mais comportent un très léger risque de fausse couche. Il est important de discuter de ces procédures avec votre médecin avant de décider si vous voulez les pratiquer ou non. Vous devriez prendre en compte les risques, les bénéfices potentiels, et vos options éventuelles si vous obtenez un résultat positif. L’information que vous allez apprendre de ce test changera-t-elle votre décision ou votre suivi médical ? Si vous n’êtes pas sûre, même après avoir discuté avec votre médecin, envisagez de prendre un rendez-vous avec un généticien, qui sera peut-être capable de vous éclairer. C’est un choix difficile, où entrent en jeu le diagnostic potentiel, vos valeurs, et vos expériences de vie. Mais au final, c’est vous qui devez faire ce choix.

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La nutrition pendant le premier trimestre

Idéalement, l’état nutritionnel devrait être équilibré avant même la conception, ce qui permet de mettre en place toutes les modifications nécessaires et les habitudes d’alimentation saines d’être bien ancrées avant la grossesse. La vérification d’avant conception peut aussi inclure une discussion sur l’état de vos immunités, des suppléments en vitamines et minéraux (vitamines prénatales), de l’historique des menstruations, des grossesses précédentes, de la santé générale et du poids, des maladies et traitements, de la consommation de la caféine, l’alcool, le tabac et autres drogues.

Les organes principaux commencent tous à se former dès le premier trimestre, donc un environnement sain dès le début de la grossesse est critique pour le développement du bébé. Voici une présentation rapide de la formation des organes :

• 4 semaines : le placenta et le sac amniotique commencent à se former
• 5 semaines : le tube neural se forme, il deviendra par la suite la colonne vertébrale, les nerfs et les vertèbres. Le cœur et le système circulatoire commencent à se former.
• 6 semaines : le cœur bat à 100 – 160 coups par minute, le nez, la bouche et les oreilles commencent à se former, les intestins se développent, le cerveau, les muscles et les os commencent tous à se former.
• 7 semaines : le foie a commencé à fabriquer des cellules sanguines, l’appendice et le pancréas sont formés, les mains et les pieds se développent
• 8 semaines : les doigts et les orteils se forment
• 9 semaines : le cœur se divise en 4 chambres, les yeux sont formés, le placenta prend en charge la fabrication d’hormone
• 10 semaines : les reins sont formés

Comme le développement des organes vitaux commence presque immédiatement, il est crucial de prendre des vitamines prénatales contenant entre 0,4 et 0,8 mg d’acide folique et de manger équilibré dès la période de préconception.

• Les calories sont le facteur le plus important pour le poids à la naissance. La plupart des femmes n’ont pas besoin d’augmenter leur consommation de calories avant le second trimestre, lorsque 340 calories supplémentaires par jour sont requises, et de même, 450 calories supplémentaires pour le troisième trimestre.
• Protéine : la recommandation est de 1,1 g par kg par jour, ce qui est légèrement supérieur aux femmes non enceinte (0,8g/kg/jour)
• Glucide : est recommandé 175g/jour (130g/jour pour les femmes non enceinte)
• Graisse : un apport en acides gras poly-insaturés semble avoir un effet positif sur le développement neural, alors que les acides trans semblent avoir l’effet inverse sur le développement du fœtus.
• Vitamines : assurez-vous de prendre des vitamines prénatales qui contiennent de l’acide folique (vitamine C). Pour une liste des micro nutriments et leurs rôles dans la grossesse, consultez l’article sur les suppléments vitaminés pendant la grossesse.
• Mercure : que l’on trouve dans certains poissons. Les femmes enceintes doivent éviter de manger du requin, espadon, ou les autres poissons riches en mercure. La crevette, le saumon et le thon (sauf le thon rouge) sont des poissons faibles en mercure et contiennent des graisses saines, vous pouvez en consommer deux fois par semaine.
• Caféine : 200 mg ou moins par jour est préconisé. La quantité de caféine varie selon les marques de soda, de café, de thé et de chocolat. Le café (24 cl) contient environ 100 à 250 mg. Le soda (35 cl) contient environ 50 mg. Le thé (24 cl) environ 35 mg. Le chocolat varie beaucoup, mais peut aller jusqu’à 25 mg par portion.
• Les sucres artificiels : il n’y a aucune preuve montrant une augmentation des risques de déformation à la naissance.
• Cuisson et manipulation : il est généralement recommandé de ne pas manger de viande, poisson ou œuf cru ou mal cuit. La seule exception est les sushi. Une congélation correcte du poisson cru élimine les parasites et bactéries dans leur majorité, donc les sushis sont considérés comme sans danger.
• Restrictions : il peut s’avérer difficile pour les femmes végétariennes, pour celles qui ne peuvent pas digérer certains aliments ou celles qui ont des allergies, d’obtenir des acides aminés, du fer, des minéraux, des vitamines et du calcium en quantité adéquate pour le développement fœtal. Il faut consulter un diététicien pour maximiser la santé de la mère et du fœtus.

En général, les femmes qui mangent trois repas par jour contenant des légumes, fruits, céréales entières, des produits laitier à faible teneur en graisse, et des protéines animales, ont un apport nutritionnel adéquat. Par contraste, les femmes qui sautent des repas ou consomment beaucoup de bonbons, soda, gâteaux et chips sont plus à risque de déficiences dans certains domaines.

Même si les exigences en termes de calories augmentent bien pendant la grossesse, l’augmentation est très légère. De la même manière, les femmes enceintes doivent prendre du poids, mais si la prise n’est pas importante.

• IMC < 18,5 (sous poids) : gain 12 – 18 kilos
• IMC 18,5 – 24,5 (poids normal) : gain 11 – 16 kilos
• IMC 25 – 29,9 (sur poids) : gain 7 – 11 kilos
• IMC > 30 (obèse) : gain : 5 – 9 kilos

IMC est l’acronyme de « Indice de masse corporelle », et vous pouvez le calculer avec la formule suivante :
Poids en Kg /(taille en mètre)²

En conclusion, une nutrition adaptée doit être mise en route avant la grossesse et continuer lors de la période post natale. Les petites augmentations en calories, protéine et glucides sont préconisées et devraient provenir de sources d’aliments et de nutritions diversifiées. Une quantité modérée de prix de poids doit avoir lieu pendant la grossesse, et doit être basée sur le poids pré grossesse.

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Comment la santé dentaire affecte la grossesse

Il y a une période dans la vie où se brosser les dents ne fait pas que du bien à votre haleine. C’est la grossesse ! Potentiellement l’un des aspects les plus éludés de la grossesse, la santé de vos dents et de vos gencives joue un rôle clé dans votre santé globale lors de la grossesse. Gardez en tête que les chercheurs continuent à analyser des données sur l’effet d’une mauvaise hygiène dentaire sur la grossesse, mais lorsque vous prenez en compte tout ce qui a déjà été découvert, vous comprendrez que vous brossez les dents prend une toute autre importance.

Quand les dents sont négligés, des bactéries dans et sur les gencives vont commencer à s’accumuler. Avec le temps, les bactéries finissent par infecter des zones que vous n’imaginez pas, pas seulement les dents, mais aussi votre réserve de sang. En allant s’installer profondément dans vos gencives, les bactéries libèrent des toxines pour briser la chaire et l’émail des dents en créant des cavités et des infections. Lorsque ces infections se développent, la maladie parodontale peut intervenir, sous différentes formes.

Peut importe comment elles arrivent, ces bactéries peuvent ensuite voyager facilement dans votre corps et déclencher des inflammations dans d’autres endroits une fois qu’elles ont eu accès aux réserves de sang de votre corps, juste sous les gencives.
Pour l’homme, les recherches ont tissé un lien entre une mauvaise hygiène orale et un risque de crise cardiaque et d’attaque. Chez la femme enceinte, le lien a connecté un plus grand taux de naissance prématurée, de pré-éclampsie (une forme de complication d’hypertension sanguine) et un faible poids à la naissance avec les infections parodontales. Ce que l’ont pense, c’est que par le biais de ce processus d’inflammation, ces bactéries déclenchent des « irritations » dans tout le corps allant jusque dans votre utérus, vos veines et votre bébé.

Il est facile de négliger vos gencives lorsque vous êtes enceinte, spécialement quand vous envisagez l’augmentation des réserves de sang, qui les rendent plus propices aux saignements lors des brossages. Il est normal que cela arrive, mais vous ne devez pas pour autant vous écarter de votre routine matinale. Si tous ces saignements vous donnent la nausée, essayez d’attendre un peu après le réveil ou d’avoir mangé pour vous brosser les dents, afin d’habituer votre corps aux vagues de nausée matinale avant d’ajouter la brosse à dent dans l’action. Une fois que vous avez surmonté le défi des nausées matinales, souvenez-vous d’utiliser une brosse à dent très souple, et de l’utiliser de manière douce. Le fil dentaire est aussi très important, donc faites de votre mieux pour l’utiliser tous les jours et vous brosser les dents au moins deux fois par jour.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, faites un bilan avec votre dentiste tous les six mois, et faites des efforts supplémentaires lorsque vous êtes enceinte. Si vous en êtes encore au début de votre grossesse, assurez-vous que votre dentiste sache que vous pouvez refuser les radios pendant vos visites. Si la radio est vraiment nécessaire, protégez votre ventre avec un revêtement de plomb, pour protéger votre bébé des rayons X.

Ce qui se cache dans votre bouche peut sembler être un problème mineur, jusqu’à ce que ces envahisseurs microscopiques trouvent un moyen de vous compliquer la vie, et potentiellement votre grossesse. Prévenir maintenant les problèmes de gencives peut signifier une grossesse plus saine et un bébé plus robuste.

03

Les tests prénataux

Vous avez déjà entendu des histoires de femmes de générations précédentes comme quoi elles ne savaient même pas qu’elles étaient enceintes de jumeaux jusqu’à la naissance. Ou comment elles sont passées par des heures de travail pour un bébé qui ne venait pas, parce qu’il était en position de siège ou dans une autre position problématique. Il y a plusieurs années, ces problèmes auraient même pu être mortels pour la maman et le bébé. Mais heureusement, la technologie entourant la naissance de votre futur bébé fera en sorte que l’accouchement se passe bien plus tranquillement qu’il y a 10 ou 20 ans. Mais avec tellement de technologies se pose encore plus la question de savoir si autant de tests prénataux sont nécessaires ?

Même si certains tests sont optionnels, il y en a d’autres qui sont plus bien qu’essentiels. Toutes les femmes n’auront pas besoin de passer tous les tests, donc souvenez vous que si votre docteur ne les mentionne pas tous, ne vous inquiétez pas. Si vous êtes intéressée par un test particulier, assurez-vous d’en parler à votre médecin lors d’une consultation.

Tests du 1er trimestre

La plupart des médecins vont d’abord pratiquer des analyses de sang lors de vos premières visites. Votre médecin déterminera votre dernier frottis (dépistage du cancer du col utérin) et si nécessaire, il ou elle vous en fera passer un le jour même ou dans les jours suivants. Un frottis est un test qui cherche des cellules anormales au niveau du col de l’utérus. Vous serez aussi probablement dépistée pour toutes MST au même moment, avec l’envoi d’un prélèvement pour analyse.

Vous pouvez aussi être préparé pour une échographie, pour confirmer que votre bébé grandit normalement. Cette échographie se fera par voie vaginale, non par le ventre, car votre bébé est encore trop petit. La procédure est d’inséré une caméra lubrifiée dans le vagin pour voir le stade de développement du bébé. N’ayez pas peur si vous ne voyez rien lors de votre première visite, si vous en êtes à moins de 6 ou 7 semaines de grossesse (même si vous pensez que vous êtes plus avancée que ça) il est possible que vous ne voyez rien, et cela peut être tout à fait normal, même si ça jouera forcément sur les nerfs de quelques couples.
Après avoir terminé la consultation, soyez prête à donner un peu de votre sang pour analyse. Parmi les tests qui seront effectués sont les dépistages de l’Hépatite, la rubéole et la syphilis. Chacune de ces maladies peut dramatiquement impacter la santé de votre bébé si elles ne sont pas traitées, donc ne prenez pas de risques.

Tests du 2nd trimestre

Aux environs des 15 et 18èmes semaines de grossesse, mais pas après la 20ème semaine, il vous sera offert un « triple test ». Le « tripe test » détecte trois composantes clés dans le sang ; l’alpha-foetoprotéine (AFP ou MSAFP) la hCG et l’estriol, pour essayer d’identifier les bébés qui risquent de naître avec une anomalie chromosomique comme la trisomie 21, la trisomie 18 ou une malformation du tube neural connu sous le nom de Spina Bifida. Ce test a un très haut taux de fausse réponse positive et a été ardemment débattu. Certaines recherches estiment qu’il fournit une fausse réponse positive dans 80% des cas. Ce test est totalement optionnel, et beaucoup de parents ne le font pas, à moins qu’il y ait des cas dans leur famille ou d’autres facteurs qui peuvent faire augmenter le risque.

Si vous décidez de passer le triple test, et que vous obtenez une réponse positive, votre docteur refera probablement des analyses sanguines et vous fera passer une échographie approfondie. Après tout cela, il ou elle peut vous parler d’une amniocentèse ou choriocentèse.

La choriocentèse est généralement prescrite pendant le premier trimestre, aux alentours de la 10 ou 12ème semaine, alors que l’amniocentèse n’arrive pas avant la 15 ou 20ème semaine. Les cellules chorioniques sont un des composants du placenta, et contiennent les mêmes informations que dans les cellules du bébé. Les informations peuvent être collectées par le biais de la choriocentèse plus facilement, sont généralement plus fiables et donnent aux parents une idée plus précise de la présence ou non de malformation chromosomiques. En faisant ce test plus rapidement que l’amniocentèse, les parents ont plus de temps pour décider s’ils veulent ou non continuer la grossesse.

Tests du 3ème trimestre

Les semaines d’attente, de réflexion et de tests vous ont amené jusqu’aux derniers jours de la grossesse, mais vous n’en avez pas encore fini.

Le test de tolérance au glucose sera prescrit entre la 24ème et la 28ème semaine de grossesse. Ce test s’intéresse à comment votre sang tolère et utilise le sucre. Il est courant qu’au début de la grossesse les hormones rendent difficile l’utilisation de l’insuline par le corps, ce qui fait que certaines mamans risquent un diabète gestationnel. Le test de tolérance au glucose se passe comme suit : vous buvez une boisson sucrée et vous attendez une heure avant une prise de sang. Les résultats sont envoyés à votre docteur et s’ils sont trop élevés, vous devrez passer un test sur 3 heures. Certains cabinets vous testeront seulement en piquant votre doigt, d’autres vous feront une prise de sang toutes les heures pendant 3 heures, pour ensuite tester votre niveau de sucre dans le sang. Si vos niveaux sont élevés, vous serez qualifiée en état de diabète gestationnel, et vous devrez suivre les recommandations de votre docteur pour garder votre niveau de glycémie sous contrôle.

Entre la 34ème et la 37ème semaine, vous serez testée pour détecter le streptocoque B, par le biais d’un prélèvement de cellules vaginales et anales. Le streptocoque b est une bactérie commune que l’on retrouve dans le système digestif et vaginal de 30% des femmes. En général, elle ne cause pas de problèmes, mais elle peut infecter votre bébé ; provoquant la cécité, la surdité et des infections mortelles après la naissance. Si votre test est positif, votre docteur vous traitera par antibiotiques pendant le travail pour empêcher que le streptocoque B se propage au bébé. Si vous n’êtes pas traitée, ou dans l’incapacité de terminer le traitement antibiotique avant l’accouchement, votre bébé aura peut-être besoin de prise de sang et de cultures supplémentaires après la naissance, afin de s’assurer qu’il n’est pas infecté.

Plus vous approchez de votre date du terme, plus vous entendrez votre docteur vous parler de test non stress (NST) ou de Profil biophysique (BPP). Ces examens étudient la vitesse de pulsation de votre bébé par rapport à ces mouvements, grâce à l’utilisation d’un appareil de surveillance du fœtus. Le Profil Biophysique utilise aussi une échographie pour analyser la respiration, les mouvements, les niveaux de fluides et autres composantes pour déterminer comment votre bébé grandit et se développe dans l’utérus. Ces tests sont plus fréquents chez les femmes avec des facteurs de risques comme le diabète gestationnel, un bébé avec une anomalie génétique ou malformation, ou pour les mamans qui ont dépassé leur date du terme.

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Les meilleures positions pour accoucher

Être totalement prête pour la naissance de votre bébé semble être une mission impossible. Il y a toujours des domaines de l’accouchement qui échappent au contrôle de la maman, et à vrai dire, ce n’est pas un problème : c’est la manière dont la nature fait les choses, et elle fera à sa manière quoi qu’il arrive. La force du travail ne peut pas être interrompue, donc les mamans doivent s’y résoudre. Savoir comment aider votre bébé à descendre et sortir plus facilement peut accélérer le travail, et réduire la douleur et le besoin d’interventions médicales invasives, mais arriver à une forme de confiance pour mener le travail autrement qu’en restant allongée sur le dos demandera plus d’efforts à certaines femmes. Toutes les positions ne sont pas adaptées à toutes les femmes, donc savoir quelles sont les options qui vont vous aider et vous faciliter le travail et l’accouchement est de la plus haute importance.

Certaines femmes aiment l’accouchement à l’hôpital ; allongée sur le dos dans un lit, avec les fils, tubes, intraveineuses et moniteurs. La péridurale installée aussi rapidement que possible, et on a là une description de l’accouchement tel qu’il se passe la plupart du temps dans les pays développés. En réalité, la nature ne l’aurait pas prévu différemment. Les femmes ont accouché en marchant, accroupies, ou assises pendant des siècles et pourtant beaucoup de femmes s’y refusent car cela leur semble trop barbare. La naissance est réellement une expérience culturelle, et personne n’a la meilleure réponse. L’accouchement doit être ce qui vous semble bon pour vous. L’accouchement n’est pas une maladie.

Donc, quelles sont les meilleures positions pour accoucher ? Honnêtement, il va s’agir d’un choix personnel. Pour certaines, ce sera allongée sur le dos. La logique et le sens commun vous font dire que s’allonger sur le dos est complètement contre productif lorsque vous devez en fait déplacer le bébé vers le bas. Sans l’aide de la gravité, pour faire descendre le bébé, et un pelvis qui ne sera pas aussi ouvert pour accommoder un bébé qui se déplace dans le canal de naissance, cette position peut s’avérer problématique.

La position accroupie est une très bonne méthode pour la majorité des femmes. Si vous êtes prête à accoucher et que vous voulez accoucher sans péridurale, ou d’autres formes d’anesthésie qui vous ferez perdre toutes sensations dans les jambes, alors parlez à votre médecin et à vos infirmières des positions alternatives d’accouchement. Une barre squat, votre partenaire, ou même un ballon d’accouchement peuvent être utilisés pour vous aider à vous maintenir dans une position assise où votre pelvis peut s’ouvrir et votre bébé descendre plus facilement. Beaucoup de femmes ont honte ou peur de cette position, la considérant comme primitive, ou trop inappropriée, après des années de conditionnement et de représentations de l’accouchement sur le dos, et elles ont donc peur d’essayer quelque chose d’autres à un moment où elles sont vulnérables et inquiètes.

Il y a beaucoup de variations possibles à la position accroupie ; sur le côté, dans une chaise, et même en position debout, si vous le pouvez. Souvenez-vous que quoi qu’il arrive, vous devez toujours vous sentir bien et à l’aise. Certaines femmes veulent être impliquées en participant à l’accouchement et à la récupération du bébé…d’autres femmes veulent que ça se passe, avec un bâillon sur les yeux. Quoi qu’il en soit, il s’agit de votre bébé, votre accouchement, et il n’aura lieu qu’une seule fois. Donc travaillez pour vous le réapproprier.

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Douleurs du faux travail : Comment les distinguer du vrai travail

Le travail est un processus physiologique de propulsion du fœtus hors de l’utérus et dans le monde. Les douloureuses et régulières contractions utérines ont deux buts principaux lors de ce processus : le premier est de dilater le col de l’utérus, et le second est de pousser le fœtus au travers du canal de naissance. Cependant, des contractions douloureuses seules ne suffisent pas à diagnostiquer le travail ; ces contractions doivent être accompagnées d’une dilatation et d’un effacement du col de l’utérus. Il peut donc être assez difficile pour les femmes enceintes de distinguer les contractions du travail et les autres.

Les contractions qui ne contribuent pas au travail sont nommées contractions de Braxton Hicks et sont généralement décrites comme un bref resserrement de l’abdomen inférieur ou des crampes similaires aux crampes menstruelles. On pense souvent qu’elles sont moins douloureuses, moins fréquentes, et moins longues que les contractions du vrai travail : cependant, plus la date du terme approche, plus ces contractions deviennent rythmées, intenses et plus fréquentes.

Voici des conseils simples pour vous aider à déterminer si elles appartiennent ou non au travail :

Vrai travail

Les contractions reviennent à des intervalles réguliers (toutes les 4 à 6 minutes).
Les contractions se rapprochent progressivement.
Les contractions s’intensifient.
Les contractions ne se ralentissent pas, ne s’arrêtent pas, ou ne diminuent pas en intensité si vous changez de position, prenez une douche ou buvez de l’eau.
Les contractions sont typiquement ressenties dans le bas du dos ainsi que dans les zones abdominales et utérines.
Les contractions sont typiquement ressenties dans l’abdomen inférieur seulement.
Les contractions peuvent être accompagnées par des pertes de sang, perte du bouchon muqueux ou occasionnellement la rupture des membranes (la perte des eaux).

Faux travail

Les contractions reviennent à un intervalle irrégulier, (ex : 10 min, puis 5 min, puis 12 min sans aucune logique).
Les contractions ne se rapprochent pas au fur et à mesure.
Les contractions ne s’intensifient pas.
Les contractions peuvent se ralentir, s’arrêter, ou diminuer en intensité si vous changez de position, prenez un douche ou buvez de l’eau.
La perte de sang ou du bouchon muqueux peuvent intervenir jusqu’à 3 jours avant le début du travail, donc aussi pendant le faux travail. Cependant, si vous perdez les eaux, le bébé doit être accouché dans les 24 heures pour prévenir toute infection. Appelez votre docteur, quelques soient la nature des contractions.

Si vous n’êtes toujours pas sûre que vos contractions sont celles du vrai travail, ou simplement les douleurs de Braxton Hicks, commencez à minuter vos contractions. Notez quand chaque contraction commence, et quand elle s’arrête, ainsi que la période de temps entre la fin d’une contraction et le début de la suivante (l’intervalle). Vous pouvez aussi en estimer l’intensité. Si les contractions semblent durer moins de 30 secondes avec un intervalle de temps variable, il s’agit probablement du faux travail.

Si les contractions durent plus de 30 secondes et semblent revenir régulièrement (spécialement si l’intervalle est de 6 minutes ou moins), il se peut que le travail ait commencé. Essayez de boire de l’eau, de vous allonger, d’aller marcher ou de prendre un douche. Ensuite, essayez de jauger l’effet de ces actions sur les contractions. Si l’intensité ou la durée des contractions a diminué ou que l’intervalle entre elles a augmenté, il s’agit probablement du faux travail. Cependant, si les contractions restent fortes, longues, et se rapprochent, vous êtes très probablement dans le vrai travail ! Appelez votre docteur !

La manière la plus précise de distinguer le faux travail du vrai est de déterminer si les contractions causent une dilatation et un effacement du col de l’utérus. Comme beaucoup de femmes ne peuvent pas (et ne devraient pas) vérifier ce fait par elles-mêmes, il très commun de prendre le faux travail pour le vrai. Il n’y a aucun raison de se sentir embarrassée ou honteuse sur ce point. Si vous avez le moindre doute, appelez votre docteur !

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Utiliser une Doula

Traverser les longues heures de travail en gardant votre motivation intacte peut être un vrai challenge. Les heures de douleur et de concentration mentale peuvent provoquer encore plus d’heures à souffrir et à pousser (un vrai moment de plaisir, n’est-ce pas ?), mais ce sont aussi les moments de gloire de la vie d’une maman. Vivre chaque contraction et être toujours prête à affronter ce qui se prépare est plus facile à faire quand vous êtes aidée que quand vous êtes toute seule. Trouver des partenaires de confiance, aidant, des amis, ou même une aide professionnelle pour vous coacher au travers des moments les plus puissant au niveau émotionnel et physique de l’accouchement, c’est avéré efficace bon nombre de fois.

Les recherches montrent que les femmes qui passent par le travail avec une doula présente à leur côté ont besoin de moins d’anesthésie, ont un moindre taux de césarienne, et ont un taux de satisfaction du travail plus élevé en moyenne.
Les doulas sont des coachs de naissance qualifiées et entrainées. Certaines ont de l’expérience médicale, d’autres pas. Ce n’est pas le plus important, car de toute manière elles ne sont ni formées ni autorisées à effectuer le moindre acte médical. Elles servent de support, de coach de travail, et d’aide post partum, et elles jouent donc un rôle important dans la grossesse. En plus d’être une aide pour les mamans, une doula peut aussi apaiser les inquiétudes fréquentes entre la maman et son partenaire, grâce à une force calme rassurante qui peut être nécessaire dans les moments tendus.

La plupart des doulas font leur travail en utilisant le pouvoir du toucher et du massage pour aider le corps à endurer le travail. Le massage s’est montré utile pour libérer de l’ocytocine pendant l’accouchement, ce qui a deux effets : d’abord, aider à créer des contractions plus efficaces et ensuite, passer jusqu’au cerveau où cette hormone puissante provoque un sentiment de relaxation et une sensation d’aisance. L’ocytocine IV, aussi connue comme pitocine, n’as pas la capacité de traverser la barrière sang/cerveau, donc elle déclenche des contractions mais elle n’est jamais capable de produire la relaxation naturelle que le corps éprouve avec sa propre ocytocine.

Les doulas sont généralement qualifiées par le biais d’organisations (comme doulas.info), qui fournissent une formation au processus de naissance, au développement prénatal normal, à la gestion de la douleur et au coaching sur plusieurs domaines. Une fois la formation terminée, elles doivent passer un nombre d’heures à assister les mamans dans le travail afin d’obtenir une certification.
Les tâches de la doula peuvent varier largement. Certaines doulas peuvent rester avec vous-même pendant la période post partum et après que vous soyez rentrée à la maison pour vous aider avec les soins néonataux, l’allaitement et faire une peu de cuisine et de ménage. D’autres préfèrent travailler avec vous pendant les semaines avant l’accouchement et pendant le travail, mais n’offrent pas de suivi post partum. Il faudra que vous exprimiez clairement ce que vous attendez de la doula, et en fonction de ce qu’elle proposera, pour pouvoir faire le bon choix.

Les doulas sont disponibles dans tous le pays, vous pouvez effectuer une recherche internet rapide (certaines ont des sites personnels) ou demander à un organisme. Arrangez un rendez-vous ou deux avant la naissance pour vous assurer de trouver celle qui vous correspond. Si vous préférez, rencontrez en quelques unes et choisissez celle qui correspond le mieux à ce dont vous aurez besoin pendant l’accouchement. Partager vos points de vue sur le travail sera très important pour choisir la bonne doula. Certains points à prendre en compte :

• Comment votre doula voit la grossesse en général ?
• Sera-t-elle disponible tout le temps ?
• Quelles méthodes de coaching utilise-t-elle ?
• Partagez vous des points de vue similaires sur l’anesthésie, les positions de travail, et les méthodes d’accouchement ?
• A combien d’accouchements a-t-elle assistée ?
• Comment gère-t-elle les situations d’urgence ?

Beaucoup de femmes s’inquiète par l’idée qu’embaucher une doula enlève tout espace au papa. Même si les doulas sont disponibles, elles peuvent aussi ne servir de coach que lorsque le papa est fatigué, ou dans le cas de certains hommes, font tout le coaching afin que même le papa puisse apprécier le processus du travail et d’accouchement sans avoir à porter toutes les casquettes en même temps. Avec de plus en plus de papas s’impliquant dans le processus du travail, une doula peut être une ressource valable pour les deux parents.

L’aide d’une doula n’est pas gratuite, et pas couverte par la sécu (et pas non plus par les mutuelles), donc attendez vous à au moins 40 à 70€ la visite, 250 à 400€ l’accouchement. Assurez-vous de bien discuter des tarifs avec la doula de votre choix, et sur ce, bonne naissance !